Le Maroc

Le Maroc, sur le continent africain, n’est séparé de l’Europe que par un étroit passage maritime, le détroit de Gibraltar (à une quinzaine de kilomètres des côtes espagnoles). De part et d’autre, le pays s’étend le long de la Méditerranée et de l’Atlantique.

La géographie du pays offre de forts contrastes. Il s’agit d’une belle variété de paysages : des déserts s’étendant entre oasis et dunes à des plaines fertiles ; de longues palmeraies à des plateaux arides et des gorges creusées dans les falaises, d’un vaste littoral (de 3 000 km à l’ouest et 500 au nord) au massif de montagnes du Haut Atlas culminant à plus de 4 000 mètres.

Les villes qui furent résidences des sultans sont des trésors de culture attestant d’influences diverses. Le Maroc est au carrefour de l’Orient arabe et de la Méditerranée occidentale. Fortifications, portes monumentales, médinas, souks, médersas, kasbahs, ryads, décorations en fer forgés sont le fruit d’inspirations berbères, arabo-musulmanes, méditerranéennes (hispaniques). Les quatre villes anciennement impériales attestent de ce foisonnement. Fès et son palais royal, sa médina fortifiée, le quartier andalou ; Marrakech au pied du Haut Atlas, alliant l’impressionnante place Jamaâ el Fna, cœur de la médina, aux souks animés, à l’atmosphère d’une autre époque quasi labyrinthique. Puis Rabat et Meknès sont aussi pourvus d’un riche patrimoine, remparts, kasbah, grande porte, entre autres.

Non moins impressionnantes, d’autres villes. Aux portes du Grand sud, à Ouarzazate, la kasbah de Taourirt – classée patrimoine mondial par l’Unesco – témoigne d’une architecture berbère du XVIIe siècle. Ou la si charmante cité du Rif, Chefchaouen, une ville aux maisons bleues. Puis Tétouan au bord de la Méditerranée, la cité aux allures andalouses. Tanger est situé dans le détroit de Gibraltar, sur la côte entre Méditerranée et Atlantique, avec sa médina aux murs blanchis. Casablanca qui évoque invariablement Humphrey Bogart et Isabella Rossellini. En continuant de descendre sur la façade atlantique, plus au sud, nous découvrons Essaouira.

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La région d'Essaouira

L’ancienne Mogador, de son nom berbère repris par les Français lors du protectorat – de 1912 jusqu’en 1956, moment de l’indépendance –, devenue Essaouira, renaît de ses cendres à la fin du XXe siècle grâce au tourisme. Elle a un charme fou, avec son petit port de pêche, ses barques bleues, son poisson qu’on déguste un peu partout dans la ville, ses remparts, l’immensité de ses plages, qu’on peut parcourir sur des dizaines de kilomètres à pied, à cheval, en dromadaire, et ses dunes, vers l’est de la ville. Pour les amateurs de voile et de vent, le skite, le surf sont les sports les plus prisés.

Jadis, le port fut convoité par les Phéniciens, les Romains, les Portugais, qui le disputèrent aux Berbères puis aux Arabes établis dans la région. La ville portuaire prend de l’importance au XVIIIe siècle, le port devient un lieu d’échanges commerciaux incontournable dans le pays, et le sultan invite des architectes, tour à tour un disciple de Vauban, un Anglais, un Génois à élever fortifications et médina. Kasbah, remparts dits la skala de kasbah s’élèvent en bordure d’océan, contre les vents puissants. Le quartier des hauts dignitaires et d’autres autour composent la médina, avec les marchands dont le nombre s’accroît, le souk, les artisans étendent le tissu urbain. L’activité commerciale du port s’intensifie. Un multiculturalisme accompagne ce développement économique, avec trois églises, une synagogue et plusieurs mosquées. Puis au début du XXe siècle, l'essor de la ville décline.

Sous le doux climat méditerranéen, la région est couverte d’arganiers, dont les noix donnent cette huile précieuse, excellente dans la cuisine et pour la peau. Il faut voir les chèvres, grimper dans l’arbre pour s’y nourrir de noix d’argan dont elles raffolent.

Essaouira abrite aussi une belle réserve ornithologique. Mouettes, goélands, grands cormorans, martinets, corbeaux évoluent au gré des vents alizés. C’est un lieu de reproduction de faucons d’Éléonore entre avril et octobre, migrant ensuite vers Madagascar.

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